MON PARCOURS PHOTOGRAPHIQUE- LE DEBUT

Hello!

On est dimanche les amis! Et qui dit dimanche, dit nouvel article sur le blog!


Je reçois souvent sur mon compte Instagram des questions sur mon parcours photographique. Si j'ai fait des études, depuis combien de temps je photographie, etc. Du coup je me suis dit qu'écrire sur le sujet pourrait vous plaire :)


Mais commençons au début...


Depuis que je me rappelle de mon existence, j'aime la photo et la mode. Mon tout premier contact avec un appareil photo c’était- si je me souviens bien- à l'age de 13 ans. A Noël j'ai reçu comme cadeau Barbie Styliste et quinze jours plus tard grâce à l'argent que j'avais reçu pour mon anniversaire, j'ai pu m'acheter Ken Photographe. Ken avait un minuscule appareil photo (un appareil photo à sa taille quoi!), de mini objectifs et un mini flash cobra qui s'allumait grâce à un bouton. Parfois je l'utilisais comme si c’était un vrai appareil photo. Ça faisait la taille de mon œil mais ça ne m' empêchait pas d'imaginer que j’étais photographe.





C'est le moment de répondre à la question que certains pourraient se poser. Oui, je jouais encore avec des Barbies à treize ans. D'ailleurs, j'ai arrêté un peu avant mes seize ans. Ça devenait trop compliqué car plus aucune de mes copines ne s'y intéressait désormais. Bref..


Les années qui ont suivi, ma mère m'a offert son ancien appareil photo argentique. C’était un appareil automatique. Elle m'avait acheté un film que j'ai terminé en deux jours, en essayant de réaliser des photos pour l'album musical de Bobo, le chien peluche de ma sœur. Vu le prix du film et du développement des tirages, je suis sure que ma mère n'était pas contente. Mais elle n'a rien dit. Elle a donné le film au labo et quelques jours plus tard j'avais mes premières photos.


J'ai utilisé cet appareil photo pendant toute mon adolescence et j'ai fait des photos de tout. De ma sœur après lui avoir imposé plusieurs tenues, de nos jouets, de la vue de notre balcon, de nos animaux.. enfin, tout! Durant mes années lycée, les petits appareils photo automatiques avec écran qui fonctionnaient avec des piles ont fait leur apparition. Mes parents en ont acheté un pour les vacances mais c’était surtout moi qui l'utilisais.


Comme j'ai dit dans l'article précédent, après le lycée, je voulais étudier l'image mais c’était trop cher. Du coup j'ai décroché un poste de vendeuse à mi-temps dans un centre commerciale et je me suis inscrite dans une école de stylisme, puis une école de pâtisserie/ boulangerie. A cette période là, j'avais une certitude: je n'allais jamais être photographe. Ça ne m'a pas empêché d'en rêver en revanche.


Quand je me suis inscrit à l’école de pâtisserie, on m'a expliqué qu'il fallait que je possède un robot pour m'entrainer à la maison. Ma mère m'a accompagné au magasin car mon salaire de la boutique de vêtements où je travaillais n’était pas suffisant. On est sorti avec: le robot, un téléphone portable et après une longue discussion, avec un appareil photo numérique compact. Le tout premier appareil photo qui était exclusivement à moi!

A partir de là, je ne sortais pas sans mon appareil photo. Un de mes copains de l'époque me demandait sans cesse d’arrêter de tout photographier. Pour lui, faire de la photo était une forme d'égoïsme. Je volais des moments de ce monde, et ces moments allaient vivre à jamais, ils allaient m'appartenir pour toujours.

Il était branché philo, tu l'auras compris! Mais bien que ça parait extrême, il n'avait pas tord.


Backstage d'un "shooting" avec mon petit cousin. Comme j'ai toujours dit, il faut être prêt à tout pour avoir LA photo!

Le resultat

En 2011 je suis arrivé en France. Toujours avec mon petit appareil photo. Les premières années j’étais très occupée avec l'apprentissage de la langue, trouver un travail, me trouver un appartement par la suite que je n'ai pas du tout pensé photo. Je continuais à faire des photos avec mon petit appareil mais c’était tout.


L'equipe du Bistrot

Je crois que c' était en 2013 quand j'ai eu un CDD saisonnier au Bistrot, un restaurant du centre ville de Strasbourg géré par Steve. Steve s'est avéré être un photographe amateur passionné avec qui j'ai beaucoup discuté. Un jour il est venu au restaurant avec son matériel. J’étais au paradis, et j' étais un peu jalouse, je dois l'avouer.

A la fin de mon contrat, j'avais gagné tellement d'argent grâce aux tips que j'ai pu m'acheter mon tout premier reflex, un Canon600D! Pour la petite histoire, j'ai littéralement acheté cette appareil photo avec mes tips. Imagine aller chez Darty avec 1600€ en monnaie- la caissière n’était pas contente.


Avec le reflex en poche, je me suis mis au portrait. Je demandais aux amis, aux clients du resto où j'avais travaillé et aussi à la famille de mon ex, qui était également un passionné de photo, de poser devant mon objectif. C’était à cette période là que j'ai commencé à utiliser des logiciels photo également.


Photo gagnante du concours d'un magazine de photo.

Un an plus tard, me sentant limitée avec le 600D, je suis passé sur un Canon 6D. J'avais retrouvé l'envie de faire de la photo, en plus je m’étais vachement amélioré, j'avais gagné un concours également, et je le sentais à nouveau, que c’était ça que je voulais faire dans ma vie! Je voulais être photographe.

J'ai vite atterri de mon nuage quand j'ai commencé à parler autour de moi. "Mais Dimitra, être photographe n'est pas un métier.", "Tu sais, j'ai un ami qui est photographe professionnel et qui galère.", "Pourquoi on te choisirait toi, alors qu'il y a des photographes confirmés?".


Je n'ai jamais été le genre de personne à me laisser abattre. Mais cette fois ci, les paroles des gens m'ont eu. Je me suis senti démunie face à tous ces questions, tous ces affirmations. J'ai commencé à douter de moi, et pour finir, j'ai laissé tomber.


En 2017, après une année très compliqué pour moi, j'ai rencontré Alex. Je me suis trouvé un travail dans un magasin de vêtements en tant que Visuel Merchandiser, j'ai détesté travailler pour eux, je n'ai pas renouvelé mon contrat et je me suis retrouvé au chômage.

En 2018, à 27 ans, j'ai décidé que c’était le moment de devenir photographe. Du moins, essayer. J'ai parlé à Alex, qui m'a paru pensif. Mais au lieu de me décourager, il m'a dit, " Fais le chérie!"

Avec mon amoureux à mes cotés, j'ai fait une demande au Fongecif Grand Est pour financer une formation en photo. Bien que je faisais des belles photos en tant qu'autodidacte, j'avais le sentiment que quelque chose manquait. Et puis, les gens te prennent plus au sérieux quand tu as fait une école.

On était en Grèce pour voir ma famille quand j'ai reçu la réponse positive du Fongecif! Ils allaient financer ma formation! J'allais devenir photographe! J'ai pleuré, Alex m'a pris dans ses bras et on est sorti fêter ça.


En juin 2019, après une année de formation intensive, j’étais diplômée en photographie. Mon projet de fin d'année a reçu les meilleures notes ainsi que les félicitations du jury!


L'année suivante, en 7 février 2020, j'ai officiellement ouvert ma micro entreprise auprès de la Chambre des Métiers.


Tu n'as pas idée à quel point, répondre "Je suis photographe! " aux gens qui me demandent ma profession, me rend fière.


Évidement, c'est compliqué tous les jours pour le moment. Il y a eu le confinement et notre déménagement à Beauvais qui ne m'ont pas épargné. Mais je reste positive, et surtout, je n’écoute plus les gens qui me disent que mon métier n'est pas un vrai métier. Je crois en moi, mes clients croient en moi, mon travail est validé par Vogue et IconicArtistsMagazine et j'aurai mon premier éditorial publié dans une magazine au mois de décembre. Comme je vois les choses, ça ne peut aller qu'en s'améliorant!


Dimanche prochain, je répondrais à une autre question qu'on me pose souvent: mes inspirations. D'ici là, je te fais des gros bisous!



54 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout